Poême d'Eric Balaÿ

Publié le par Eric Balay

LA FARANDOLE DES VILLES (pour la rime.Paris Lyon et Bordeaux)

Ô ami,
Oubli ton passé si meurtri
Avec des souvenirs tout flétris
Ou tu pleurais plus que tu ne riais
Ou tu étais obligé de refouler tes douloureux et tragiques cris
Sans aucune mesure possible de prophylaxie.
Tu traversais des couloirs tout gris
Comme dans un cauchemar aigri
En faisant d'absurdes paris
Sur la vie et sur la mort dans ce funeste abri.
Aujourd'hui tu dois jeter tes mauvais souvenirs dans
"poubelle la vie"
Et repousser le temps ou l'amour n'était que synonyme de
mépris
Pas vu, pas pris.
Accroche toi à la culture comme un vrai champion
Qui ne se pose ni de problème ni de question.
Maintenant que tu es sorti de ta prison
Cours vite vers l'amour qui coule a profusion
Car aujourd'hui tu espères que les sentiments ont remplacé le
pouvoir du pognon
Regarde maintenant tu n'as que des compagnons
Ayate, Audrey et Pierre en sont la meilleure représentation
Avec qui tu peux partager toutes tes passions
Sans aucune friction
Pas vu, pas pris
Et même si tu dois quitter ce confortable vaisseau
Pour gagner d'autres flots
En vivant en honnête hobereau
Aussi lourde qu'est la vie avec ses nombreux fardeaux
Sache que ta mère t'as fait le plus beau des cadeaux
La liberté sans bordereau
Du berceau jusqu'à ton tombeau.
Pas vu, pas pris.

ERIC BALAY
Lyon, le 14 juin 2009

Publié dans litterature.rebelle

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