Le bon usage

Publié le par Eric Balay

LE BON USAGE

écrit par Grevisse (1895 -1980)
et rénové par André Goosse (1926 - )


CHAPITRE I :

Sémiologie (ou sémiotique) : étude des divers systèmes de signes, des divers codes par lesquels se fait la communication. L'étude du langage est donc une partie de la sémiologie.

Les sons font partie d'unités chargées de signification, que la tradition identifie avec des mots, mais qu'une description plus rigoureuse identifie avec les monèmes (ou morphèmes sous l'influence américaine).

La linguistique ou grammaire est l'étude systématique des éléments constitutifs et du fonctionnement : soit de la langue en général, soit de plusieurs langues, pour montrer tantôt leur parenté (grammaire comparée ), tantôt leur différence (linguistique contrastive ); soit d'une langue en particulier.

La linguistique historique ou diachronique (évolution dans le temps) étudie la langue dans son développement chronologique, tandis que la linguistique descriptive ou synchronique décrit un état de langue à un moment donné, notamment pour en découvrir l'organisation.

inspirée de la méthode distributionnelle, mais voulant dépasser celle-ci, la grammaire genérative (dont Noam Chapsky en est le fondateur) cherche à établir les règles permettant d'engendrer les phrases grammaticales d'une langue.

Syntagme : groupe de mots prenant une unité à l'intérieur de la phrase, un groupe ayant une fonction dans la phrase.

Selon des tendances plus récentes, on distingue trois domaines qui envisagent la réalité linguistique selon deux critères que nous avons vu ci-dessus. La sémantique, la stylistique et la pragmatique qui étudie les rapports entre l'image fait de la langue et de la situation.


CHAPITRE II : HISTOIRE DU FRANÇAIS

La grammaire comparée permet de grouper les langues en famille. Les langues de l'Europe se répartissent en deux familles : La famille finno - ougrienne (qui comprend en Europe : le finnois, le hongrois, le lapon et la famille indo-européenne à laquelle appartiennent le Français et le tsigane). Le groupe italo-celtique se subdivise en branche celtique et en branche italique. Dans la première se trouvent le gaulois, qui régnait en Gaule avant la conquête romaine, le breton, ainsi que des dialectes parlés dans les iles britanniques. La langue la plus importante de la branche italique est le latin, dont sont issues les langues romaines, notamment le français.


En 813, le concile de Tours prescrivit aux prédicateurs de faire leurs homélies "In rustiicum romanem linguam", en langue romaine populaire, et non plus en latin. Du point de vue morphologique, l'ancien français se caractérisait notamment par une déclinaison à deux cas : le cas sujet (pour le sujet et l'attribut), continuant le nominatif latin, et le cas régime (pour tous les compléments), continuant l'accusatif latin.


On appelle le moyen français la période qui va du milieu du XIVème siècle à la fin du XVIème siècle.


Certains choisissent des dates politiques : de 1328, avènement des Valois, à 1589, celui des Bourbons. D'autres linguistes excluent le XVIème siècle.


La disparition de la déclinaison, plus précisément la disparition du cas sujet, est le phénomène le plus caractéristique du moyen français. La place normale du sujet est avant le verbe.


Un autre fait important de cette période est que le français sert à des usages réservés d'abord au latin : dans ses écrits scientifiques (traductions d'Aristote au XlVème siècle), mais surtout comme langue administrative, la première charte en langue vulgaire remonte à 1194, mais le latin n'a reculé que lentement, en 1539, l'ordonnance de Villers-Cotterêts prescrit que tous les actes de justice soient "prononcez, enregistrez et délivrez aux parties en langaige maternel françois et non autrement'.


N.B. : On emprunte des mots latins doublant des mots français :

Ex. : estimer pour esmer ; incendie pour assure

Le français a servi de langue écrite à tout le domaine d'Oil dès le Xllème siècle, mais il présentait souvent, selon les lieux, des particularités, dues notamment à l'influence des dialectes.


Le pléonasme peut être aussi appelé tautologie.




CHAPITRE III : LES SONS

La phonologie étudie les sons du point de vue de leurs fonctions dans une langue : les sons minimaux qui permettent de distinguer les mots les uns des autres s'appellent phonèmes. Dans certaines de leurs réalisations, certains phonèmes peuvent se substituer de l'un à l'autre sans modifier le message. C'est ce que l'on appelle un archiphonème.


Métathèse : permutation de sons

Ex. : infractus au lieu d'infarctus

Géminées : succession de consonnes identiques

Elision : amuissement d'une voyelle finale devant le mot commençant par une voyelle, la consonne qui précède la voyelle éludée formant syllabe avec le début du mot qui suit :

Ex. : L'ami d'Agnès

N.B. : L'élision peut être marquée dans l'écriture au moyen de l'apostrophe, qui prend la place de la voyelle amuïe, mais cela ne se fait que pour une partie des élisions.

Disjonction : fait qu'un mot commençant phonétiquement par une voyelle se comporte par rapport aux mots qui précédent comme s'ils commençaient par une consonne (cf. "h" aspire)

CHAPITRE IV : LES SIGNES GRAPHIQUES

Ligature : combinaison de deux voyelles
Ex. : œil, sœur


Graphème : dans une suite graphique, c'est la plus petite unité pourvue d'une valeur phonétique ou morphologique.


On distingue l'orthographe d'usage, qui a pour objet les mots pris en eux-mêmes, tels que les donne le dictionnaire, sans égard à leur rôle dans la phrase et l'orthographe de règle qui concerne les modifications grammaticales des mots, celles qu'ils subissent pour jouer leur rôle dans la phrase. L'orthographe de règle est exposée dans les grammaires.


Un son est exprimé par une suite de lettres, groupe de deux lettres ou digramme, groupe de trois lettres ou trigramme.


Les signes auxiliaires ont pour fonction principale de préciser le son que représentent certaines lettres : accent, tréma, cédille... Certains servent des signes diacritiques, c'est-à-dire qu'ils permettent de distinguer des homographes.

N.B. : L'accent circonflexe qu'on a parfois appelé chevron (usage attesté par le "Littré") se met sur les voyelles a, e, i, o, u.

Publié dans Grammaire

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