Prépabac

Publié le par Eric Balay

PRÉPABAC DE FRANÇAIS


I. Procédés stylistiques :

La Métaphore : "Les défauts de l'âme sont comme les blessures du corps : quelque soin qu'on prenne de les guérir, la cicatrice apparaît toujours, et elles sont à tout moment en danger de se rouvrir »
La Rochefoucauld, Maxime 194

La Métonymie : Figure de rhétorique qui consiste à remplacer un mot par un autre :

Ex : Bercy pour le ministère de l'Économie

La Synedocque : Figure proche de la métonymie, elle consiste à remplacer un terme par un autre :

Ex: Une voile = un bateau

Le Chiasme : Figure construite autour de la disposition symétrique de deux éléments opposés au sein d'une même phrase :

Ex : Et l'on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens Mais dans l'œil du veillard on voit de la lumière (V. Hugo)



II. Le "Classicisme" :

En latin, "classicus" signifie "premier ordre" et le terme connote l'idée d'excellence. Le classicisme français correspond à une période brève dans l'histoire de France, la première partie du règne personnel de Louis XIV (1661 -1685).

Le classicisme prendra fin avec la Querelle des Anciens et des Modernes qui prône l'émancipation des modèles antiques.



III.
Les pratiques du libertinage
:

Les libertins prônent un élitisme et méprisent le vulgaire. Érudits, ils sont issus de la bourgeoisie intellectuelle : avocats (La Mothe le Voyer), enseignants (Gassendi), bibliothécaires (Naudé, les frères Dupuy).




IV.
Le Romantisme :

Le Romantisme est l'aboutissement de la crise des valeurs européennes. Paul Bénichou parle ainsi d'une véritable "école de désenchantement". Celui-ci trouve son origine dans l'exaltation de la sensibilité au XVIIIème siècle telle qu'on la trouve dans "La Nouvelle Héloise" (1762) de Rousseau.





V.
Le Parnasse et le symbolisme :

Après l'échec de la révolution de 1848, toute une génération apparaît marquée par un certain désenchantement. Son seul refuge, c'est le culte de la forme : l'art pour l'art ". Les parnassiens s'en tiennent au seul registre de la poésie et les symbolistes donnent une nouvelle image du langage littéraire.

Principaux artistes : Théodore de Banville, François Coppée, Sully Prudhomme, Hérédia auxquels se joignent parfois Baudelaire, Verlaine et Mallarmé.

Les oeuvres :

1872 : "Le Coffret de santal" de Charles Cros

1873 : "Les Amours jaunes" de Tristan Corbière

1876 : "L'Après-Midi d'un faune" de Stéphane Mallarmé

1880-1881 : "Sagesse" de Verlaine

1885 : "Les Complaintes" de Jules Laforgue



VI. Le Surréalisme :

Le Surréalisme est un mouvement littéraire né dans l'entre-deux guerres qui revendique une sur-réalité qui fait appel à l'inconscient de l'homme. Ce mouvement rassemble deux mots d'ordre en un : "transformer le monde" (Karl Marx) et "changer la vie" (Arthur Rimbaud).

Après 1945, ce mouvement reste fécond et influence des auteurs comme Raymond Queneau, Jacques Prévert et Julien Gracq.

Les oeuvres :

1923 : "Claire de terre" d'André Breton

1926 : "Le paysan de Paris" de Louis Aragon

1928 : "Nadja" d'André Breton

1930 : "Corps et biens" de Robert Desnos

1937 : "L'Amour fou" d'André Breton

"Capitale de la douleur" de Paul Éluard




VII Le Roman épistolaire :

Le roman épistolaire connaît son apogée au XVIIIème siècle, suite à la publication de "La Nouvelle Héloïse" de Rousseau.

Bref historique du roman épistolaire :

En 1669, "Les Lettres portugaises" de Guilleragues connaissent un large succès. Ces lettres étaient l'expression de la passion de Mariane, l'épistolière, que l'on a prise pour une personne réelle.

Publié dans Grammaire

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