Le sopha (par Crébillon fils)

Publié le par Eric Balay

écrit par Crébillon fils en 1737


Crébillon (Prosper Jolyot) (Dijon 1674 - Paris 1762), mort à 88 ans, poète tragique français très habile à créer des effets pathétiques et des coups de théâtre terrifiants, il fit jouer neuf tragédies. Son chef-d'œuvre est "Rhadamiste et Zénobie" paru en 1711. Ses admirateurs l'opposèrent à Voltaire dans les pièces à sujet romain comme "Catalina" (1748) et "Le Triumvirat" (1754) (il entre à l'Académie française en 1731).

Crébillon fils (Claude) (1707 - 1777), mort à 70 ans


1636 : Publication du roman "Les Egarements du cœur et de l'esprit"
1737 : Proscription du roman "Le Sopha". On critique son invraisemblance.
L'auteur plaide pour un roman vrai.
1755 : Publication d'un dialogue : "La Nuit et le moment"
1763 : Publication du 2ème dialogue : "Le Hasard au coin du feu"
1768 : Publication du roman épistolaire : "Lettres de la duchesse"
1772 : Publication du dernier roman épistolaire "Les Lettres athéniennes"
On le considère comme le créateur du cadre du roman libertin. Ce n'est que depuis trente ans que l'on s'intéresse à cet auteur



"Le Sopha" est au croisement de deux traditions : 1° Celle du roman de mœurs et 2° Celle du cadre merveilleux et oriental.


1) L'Oral
2) Conte conversation
3) Le conte lu est une distraction mondaine interruption continuelle par auditoire débat esthétique autour de l'art des contes
4) Le conte est une interaction continuelle.
5) L'idée du récit galant, sexuel, moderne en phase avec la réception contemporaine.


b) Le conte oriental



A cause des voyageurs, le conte oriental revient à la mode.

Ex : Antoine Galland va traduire (adapter au goût français au XVIIIème siècle). Les « Mille et une nuits » de 1704 à 1711 (motif du conte : histoire de deux sultans frères. L'un vit coupé de la réalité se voit tromper par la sultane reine. Son frère découvre la trahison et leur fait couper la tête. Il décide que dorénavant il épousera une jeune fille du royaume et au petit matin il la tuera problème politique. Shérazade se retrouve dans la chambre du sultan et lui conte un demi conte puis 1001 contes... elle est sauvée grâce à l'art du conte.


                        En 1704, le roman connait un énorme succès.
                        Parodies : "Les 1001 matinées" (Duclos)

Publié dans litterature.rebelle

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