Lamartine

Publié le par Eric Balay

POÉSIES

écrites par Alphonse de Lamartine


.

BIOGRAPHIE :


ALPHONSE de LAMARTINE (Mâcon 1790 - Paris 1869) mort à 79 ans. A 3O ans, il publie "Les méditations poétiques" qui le rendent célèbre, suivies "Des harmonies poétiques et religieuses" du "Voyage en orient" ( ), de "Jocelyn" et d'autres volumes. En 1848, il est le porte-lyre de la révolution . Il triomphe et meurt pauvre, à près de 80 ans, presque oublié. La poésie française lui doit des chefs-d'œuvre poétiques comme "L'Isolement", "Le Vallon" et surtout le fameux poème "Le lac" .




RÉSUMÉ DE L'OEUVRE :


L'œuvre poétique de Lamartine est abondante. Si elle ne suscite aujourd'hui qu'un intérêt relatif, elle joue un rôle de pivot dans l'histoire de la poésie française. Ce sont surtout Les Méditations poétiques écrites en 1820 que l'on retiendra. Présentées comme "les épanchements tendres et mélancoliques des sentiments et des pensées d'une âme", elles s'inscrivent dans la lignée dessinée par le Rousseau de La Nouvelle Héloïse et le Chateaubriand d'Atala et René. L'ensemble des poèmes du recueil est inspiré par le souvenir tendre de Madame Julie Charles.


Les poèmes de Lamartine disent les errances d'une âme partagée entre le désespoir de l'homme solitaire envahi par une stérile tristesse et la confiance en Dieu (L'Homme, L'Immortalité). S'il est le poète de l'épanchement du Moi (que d'aucun, malveillants, n'hésiteront pas à qualifier d'hypertrophié, l'auteur s'est essayé à de multiples genres : fragments épiques (Jocelyn écrit en 1836; La Chute d'un Ange écrit en 1838), poésie engagée (Les Recueillements poétiques écrit en 1839). Poèmes témoignants toujours d'une constante inquiétude et d'un tourment inapaisables.



COMMENTAIRE DE L'OEUVRE :


Si Lamartine s'est illustré dans de nombreux genres, c'est en tant que poète qu'il a acquis sa renommée. Son œuvre poétique porte les traces d'une évolution, celle qui le conduit des Méditations poétiques jusqu'aux poèmes quasi métaphysiques des derniers recueils. Elégies célébrant une triste langueur, vers didactiques et hymnes à la nature, Lamartine multiplie les thèmes. La nature y est conçue comme un miroir de l'homme, miroir tragique et consolant à la fois. Poésie habitée par le sentiment exacerbé de la fuite du temps et que rien, pas même la création poétique, ne parvint à fixer. Si l'écriture de Lamartine, le poète à la "plume qui vole", est résolument tournée du côté du XVIIIème siècle par la forme qu'elle adopte (le vers abonde en tours périphrastiques, en images grandiloquentes), elle innove par une disposition originale des vers en strophes, qu'emprunteront à sa suite de nombreux poètes romantiques.




EXTRAITS DE L'OEUVRE :


L'un des poèmes les plus représentatifs du lyrisme romantique est l'Isolement. Le poète se retire, seul, à MiIIy, un an après la mort de celle qu'il nommera Elvire. et livre son désespoir en des vers parmi les plus célèbres.


Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante :
Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l'immense étendue,
Et je dis : "nulle part le bonheur ne m'attend."


Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets, dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers.forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque et tout est dépeuplé !



La vigne et la maison écrit en 1857 fait partie des poèmes tardifs. Ces vers sont une transcription d'un dialogue entre le Moi et l'Ame


Moi : "Quel fardeau te pèse, ô mon âme !
Sur ce vieux lit des jours par l'ennui retourné,
Comme un fruit de douleurs qui pèse aux flancs de femme,
Impatient de naitre et pleurant d'être né ?
La nuit tombe, ô mon âme ! un peu de veille encore !
Ce coucher d'un soleil est d'un autre l'aurore.




Avec Le Lac, Lamartine ouvre les voies d'un des grands thèmes à l'origine de l'inspiration romantique, la fuite du temps


"O temps suspends ton vol, et vos heures propices;
Suspendez votre cours !
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours
!"
"Assez de malheureux ici-bas vous implorent
Coulez, coulez pour eux :
Prenez avec leurs jours les soins qui les déplorent :
Oubliez les heureux"

Publié dans litterature.rebelle

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article