Françoise SAGAN

Publié le par Eric Balay

BONJOUR TRISTESSE

écrit par Françoise Sagan en 1954



BIOGRAPHIE :


FRANÇOISE SAGAN (Carjac 1935 - Paris 2004), morte à 69 ans, se distingue dès la publication de son premier roman "Bonjour tristesse" (1954), que suivirent "Un certain sourire" (1956), "Dans un mois, dans un an" (1957), "Aimez-vous Brahms ?" (1959). Elle a aussi écrit pour le théâtre "Un château en Suède" (1960), "les violons parfois..." (1961). Elle est aussi l'auteur d'essais ("Toxiques". 1964), de dialogues de films et de l'argument d'un ballet ("le Rendez-vous manqué", 1958).




RÉSUMÉ DE L'OEUVRE :


La villa est magnifique, l'été brûlant, la Méditerrannée toute proche. Céline a 17 ans. Elle ne connaît de l'amour que des baisers, des rendez-vous et des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux, des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux.

La visite d'une femme de cœur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.




COMMENTAIRE DE L'OEUVRE :


C'était l'été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un "charmant petit monstre" qui allait faire scandale. La 2ème moitié du XXème siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescence déchirée entre le remord et le culte du plaisir.




EXTRAITS DE L'OEUVRE :


Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. C'est un sentiment si complet, si égoiste que j'en ai presque honte alors que la tristesse m'a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l'ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd'hui, quelque chose se replie sur moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres (...)

Seulement quand je suis dans mon lit, à l'aube, avec le seul bruit des voitures dans Paris, ma mémoire parfois me trahit : l'été revient et tous ses souvenirs. Anne, Anne ! Je répète ce nom très bas et très longtemps dans le noir. Quelque chose monte alors en moi que j'accueille par son nom, les yeux fermés : Bonjour Tristesse.


Publié dans litterature.rebelle

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