Auteurs de l'antiquité romaine

Publié le par Eric Balay

AMMIEN MARCELLIN Ammianus Marcellinus v. 330 - 400 apr. J.-C., mort à 70 ans.

Grec originaire d'Antioche, Ammien Marcellin servit comme officier dans l'armée romaine et combattu contre les Alamans et les Perses. Dans ses Histoires en trente et un livres, il continue l'œuvre de Tacite en retraçant les événements qui ont marqué l'Empire romain de 96 à 378. Il ne reste que les dix-huit derniers livres de cette contribution, intéressante par son ambition encyclopédique.



APICIUS Marais Gavius Apicius v. 25 av. J.-C. - v. 30 apr. J.-C., mort à 55 ans.

Ce contemporain de Tibère est resté célèbre par son traité de gastronomie dont la version définitive est composée d'éditions successives. Les 400 recettes de ce Traité de l'art culinaire donnent de précieux renseignements sur l'accommodement des plats et les ingrédients utilisés par les cuisiniers romains.



APULÉE Lucius Apulcius v. 125 - v. 170 apr. J.-C., mort à 45 ans

Né à Madaure, en Afrique, Apulée jouit à son époque d'une réputation flatteuse de rhéteur et de philosophe. Curieux de toutes les formes de connaissance, il a écrit de nombreux ouvrages, poésies, recueil de conférences (les Florides), traités de vulgarisation philosophique. Son œuvre la plus importante est un roman, les Métamorphoses ou l'Âne d'or, dans lequel le narrateur, transformé en âne par une sorcière, connaît de nombreuses mésaventures avant de retrouver sa forme humaine grâce à l'intervention de la déesse Isis. Se présentant comme une série d'aventures picaresques, les Métamorphoses sont en fait un roman initiatique retraçant les étapes de la conversion religieuse du héros. Le conte Éros et Psyché, intégré au centre de l'histoire, symbolise l'âme humaine s'élevant par une série d'épreuves jusqu'au salut divin.



AUGUSTIN Aurelius Augustinus 354 - 430 apr. J.-C. Mort à 76 ans

Né à Thagaste (Numidie) d'un père païen et d'une mère chrétienne, Augustin fait ses études à Madaure et à Carthage. II enseigne dans cette dernière ville, puis à Rome et à Milan. Un moment attiré par les thèses des manichéens, il s'en détache grâce à l'influence d'Ambroise de Milan. Répondant alors au désir de sa mère de le voir devenir chrétien, il se fait baptiser en 387. De retour en Afrique, il compose ses premiers traités. En 395, il succède à l'évêque d'Hippone et garde cette fonction jusqu'à sa mort. L'œuvre d'Augustin est considérable : des traités de théologie, de catéchèse et d'exégèse biblique, des œuvres polémiques contre les différentes hérésies chrétiennes, une importante correspondance. Ses chefs-d'œuvre sont les Confessions, récit autobiographique de sa conversion au christianisme, et la Cité de Dieu, vaste composition où, à travers l'histoire de l'humanité, Augustin montre le cheminement parallèle de la cité des hommes et de celle de Dieu.



AULU-GELLE Aulus Gellius v. 130 - v. 180 apr. J.-C.mort à 50 ans

Après des études faites à Athènes, cet intellectuel romain s'intéresse à tous les sujets et glane des informations concernant tous les domaines, littérature, histoire, sciences, philosophie, etc. Les vingt livres de ses Nuits attiques se présentent comme une compilation précieuse par le nombre de renseignements et d'extraits d'écrivains latins qu'Aulu-Gelle a rassemblés.



AURELIUS VICTOR Aurelius Victor Afer ive s. apr. J.-C.

Aurelius Victor, originaire d'Afrique, devient préfet de Rome sous le règne de l'empereur Théodose. Vers 360, il compose le Livre des Césars, qu'il présente comme une suite de l'Histoire romaine de Tite-Live. Ce livre d'Aurelius Victor est le premier exemple d'une histoire abrégée.



CALPURNIUS SICULUS Titus Calpumius Siculus 1er s. apr. J.-C.

La vie de ce poète qui vécut sans doute sous le règne de Néron est très mal connue. En s'inspirant du modèle virgilien, il a composé sept Bucoliques dans la plupart desquelles sont mis en scène des bergers s'entretenant de sujets divers dans un cadre champêtre.



CATON L'ANCIEN ou CATON LE CENSEUR Marcus Porcins Cato 234 - 149 av.J.-C.., mort à 85 ans

Ce paysan de Tusculum fait une brillante carrière militaire et politique à Rome et s'illustre comme un opposant farouche de l'hellénisme. Il compose un grand nombre d'œuvres en prose, dont il ne reste que son traité De l'agriculture.


CATULLE Caius Valerius Catullus v. 87 - v. 54 av.J.-C. Mort à 33 ans.

Originaire de la Gaule Cisalpine, Catulle s'établit à Rome et fréquente les milieux cultivés la ville. Il prend la tête du mouvement littéraire des « nouveaux poètes », inspirés par la littérature alexandrine. Ses amours tumultueuses avec une femme du monde, Clodia, qu'il évoque sous le nom de Lesbie, lui inspirent la plupart des pièces de son recueil de 116 poèmes d'ampleur fort variable. Catulle est le premier poète élégiaque de la littérature latine.



CÉSAR Caius Julius Caesar 101 - 44 av.J.-C. Mort à 57 ans

L'œuvre littéraire de Jules César est en étroite relation avec sa carrière politique. Ses Commentaires de la guerre des Gaules, dans lesquels il rapporte ses campagnes en Gaule de 58 à 50 av.J.-C., restent un modèle de narration historique. De même, ses Commentaires sur la guerre civile retracent avec précision et une feinte objectivité sa lutte contre Pompée. On attribuait aussi à César la Guerre d'Alexandrie, la Guerre d'Afrique et la Guerre d'Espagne qui ont été en fait écrits par des familiers du dictateur.



CICERON Marcus Tullius Cicero 106 - 43 av. J.-C. Mort à 63 ans

Né à Arpinum dans une famille de l'ordre équestre, Cicéron vient à Rome pour entrer dans la carrière des honneurs et mène une brillante carrière politique. Pendant son consulat, en 63 av. J.-C., il dénonce la conjuration de Catilina. Sa prise de position en faveur de Pompée en 49 av. J.-C. le contraint à s'éloigner de la vie publique au moment de l'arrivée au pouvoir de Jules César. Après la mort de ce dernier, Cicéron est assassiné sur l'ordre de Marc Antoine. L'œuvre littéraire de Cicéron est considérable : des discours liés aux péripéties de la vie politique (les Verrines, les Catilinaires, Pour Muréna, Pour Milon, etc.), des traités de rhétorique (De l'orateur, Brutus, etc.), des ouvrages philosophiques (De l'amitié, De la République, les Tusculanes, De la nature des dieux, etc.). Possédant une profonde culture de toutes les connaissances antiques, doué d'un sens aigu de l'analyse politique et philosophique, Cicéron fait preuve dans toutes ses œuvres d'une maîtrise parfaite du style. Sa Correspondance permet de retrouver les hésitations et les faiblesses momentanées de cet homme qui est le représentant le plus accompli de la prose latine.



COLUMELLE Lucius funius Moderatus Columella IIème s. apr. J.-C.

Cet écrivain qui passe la fin de sa vie à Gadès (Cadix) comp ose deux traités d'agriculture : un abrégé agronomique dont il nous reste le livre II surles arbres et le De l'agriculture en douze livres. Ces ouvrages fournissent des renseignements intéressants sur les techniques agricoles et l'économie de l'Italie.

CYPRIEN Caius Caecilius Cyprianus v. 200 - 258 apr. J.-C. Mort à 58 ans

Né dans une famille païenne de Carthage, Cyprien devient professeur de rhétorique. Il se convertit au christianisme vers 245 et devient évêque de Carthage en 248. Il échappe à la persécution menée par l'empereur Decius contre les chrétiens en 250, mais subit le martyre en 258. L'œuvre littéraire de Cyprien est fort abondante et se compose de nombreux traités, dont le plus célèbre, De lapsis, est consacré aux chrétiens apostats. Sa Correspondance est précieuse pour connaître l'histoire de l'Église au IIIesiècle.



FLORUS Lucius Annaeus Florus IIes. apr. J.-C.

Sans doute originaire d'Afrique, ce familier de l'empereur Hadrien rédige un abrégé en deux livres de l'Histoire romaine de Tite-Live, ce qui permet de connaître les sujets traités dans la partie disparue de cette œuvre.



FRONTIN Sextus Julius Frontinus v. 30 - 104 apr. J.-C, mort à 74 ans.

Gouverneur de Grande-Bretagne et d'Asie, plusieurs fois consul, Frontin a occupé dans sa carrière la fonction de curateur des eaux, ce qui lui inspire son ouvrage technique les Aqueducs de Rome. Il est aussi l'auteur d'un ouvrage de tactique militaire, les Stratagèmes, et d'un traité de géométrie cadastrale.



GRÉGOIRE DE TOURS Georgius Florentinus Gregorius v. 538 - v. 594 apr. J.-C. Mort à 56 ans.

Né dans une famille appartenant à la vieille noblesse gauloise, Grégoire devient évêque de Tours en 573. Il doit défendre les intérêts de l'Église lors des querelles qui opposent entre eux les rois mérovingiens. Outre plusieurs ouvrages dogmatiques, il compose une Histoire des Francs en dix livres qui en fait le premier historien français.


HISTOIRE AUGUSTE

On désigne sous ce nom un recueil de biographies des empereurs romains d'Hadrien à Numérien, rédigé au IVesiècle par six auteurs : Aelius Lampridius, Aelius Spartianus, Flavius Vopiscus, Julius Capitolinus, Trebellius Pollio et Vulcatius Gallicanus. Malgré le caractère parfois douteux des informations contenues dans ces biographies, l'Histoire auguste présente cependant des témoignages précieux sur la vie privée des empereurs.



HORACE Quintus Homtius Flaccus 65 - 8 av. J.-C. Mort à 57 ans

Né à Venouse, en Apulie, d'un père affranchi, Horace reçoit une excellente éducation à Rome et à Athènes. Après avoir combattu à la bataille de Philippes dans l'armée des républicains, il revient à Rome ruiné et suspect, ce qui l'oblige à travailler comme greffier. Son amitié avec Virgile lui vaut d'être présenté à Mécène, dont il devient le familier. Débarrassé grâce à son protecteur des préoccupations matérielles, Horace peut alors mener une existence oisive à Rome ou dans son domaine campagnard en se consacrant à la rédaction de son œuvre poétique. Il publie plusieurs recueils de poèmes : quatre livres d'Odes contenant des poésies lyriques d'inspiration épicurienne ou nationale, deux livres de Satires et deux livres d'Épîtres, sortes de conversations versifiées où le poète aborde de multiples sujets.


HYGIN Caius Julius Hyginus 64 av. J.-C. - 17 apr. J.-C. Mort à 47 ans.

Cet esclave espagnol est emmené à Rome, où il est affranchi. Auguste le place à la tête des bibliothèques construites dans l'enceinte du temple d'Apollon Palatin. Son savoir encyclopédique lui permet de composer de nombreuses œuvres sur des sujets historiques, géographiques et astronomiques.




JÉRÔME Eusebius Hieronymus v. 348 - 420 apr. J.-C. Mort à 72 ans.

Né en Dalmatie d'une famille aisée, Jérôme fait ses études à Rome et à Antioche. De 375 à 377, il fait retraite dans le désert de Syrie. Rappelé à Rome en 382 par le pape Damase, il devient le conseiller spirituel des dames de la noblesse. À la mort de Damase, il quitte Rome et se rend à Bethléem, où il fonde plusieurs monastères. C'est là qu'il entreprend la traduction en latin de la Bible, adoptée par l'Église catholique sous le nom de Vulgate. Sa correspondance pleine de vigueur nous dresse un portrait fort intéressant de la société de son temps.




JUVÉNAL Decimus Junius Juvenalis v. 60 - v. 130 apr. J.-C., mort à 70 ans

La vie de Juvénal, originaire d'Aquinum, ville du Latium, est mal connue. Il aurait été professeur de rhétorique à Rome sous le règne de Domitien, et une tradition douteuse veut qu'il ait été exilé par Trajan ou par Hadrien, parce qu'il avait raillé le favori d'un de ces empereurs. De fortune modeste, Juvénal, client comme son ami Martial, dépend pour vivre de la générosité de ses riches patrons. Dans ses seize Satires, il s'en prend violemment à la Rome contemporaine, dont il fait une peinture haute en couleur et parfois exagérée. Très passéiste et xénophobe, il critique la société de son temps, à laquelle il reproche d'oublier les antiques vertus romaines au profit de valeurs dégradées venues de l'étranger.



LACTANCE Lucius Caedlius Firminianus Lactantius v. 260 - v. 325 apr. J.-C., mort à 65 ans.

Né en Afrique, Lactance suit l'enseignement du célèbre rhéteur Arnobe et se convertit au christianisme vers 300. Il est professeur d'éloquence en Eithynie, qu'il doit quitter au moment des persécutions de Dioclétîen. Il devient ensuite le précepteur du fils de Constantin. Il compose de nombreux traités apologétiques (De la colère de Dieu, la Mort des persécuteurs) et une œuvre monumentale les Institutions divines, premier exposé exhaustif sur la religion chrétienne.




LUCAIN Marais Annaeus Lucanus 39 - 65 apr. J.-C. , mort à 26 ans

Petit-fils de Sénèque le Rhéteur et neveu du philosophe Sénèque, Lucain devient très |eune un des poètes les plus en vue de l'entourage de Néron. Ses succès littéraires lui valent la jalousie de l'empereur, qui lui interdit de publier ses œuvres. Impliqué dans la conjuration de Pison, Lucain doit se suicider. Son épopée historique, la Pharsale ou la Guerre civile, est consacrée à la lutte entre César et Pompée.




LUCRÈCE Titus Liicretius Carus v. 98 - 55 av. J.-C., mort à 43 ans.

La vie de Lucrèce est peu connue et beaucoup de légendes fantaisistes ont couru sur ce poète. Son De natura rerum (De la nature des choses) est un poème en six livres exposant la doctrine d'Épicure et de son école. Sa démonstration philosophique, portant sur la théorie des atomes et du déterminisme régissant l'existence de l'homme et de l'univers, se déroule avec une extrême rigueur, remarquablement illustrée par des descriptions d'une grande beauté.



MARTIAL Marcus Valerius Martialis v. 40 - v. 104 apr. J.-C., mort à 64 ans.

Né à Bilbilis, en Espagne, Martial arrive à Rome à l'âge de 20 ans et devient le client de riches protecteurs. À la fin de sa vie, il peut revenir dans son pays natal. Outre le Livre des spectacles consacré aux Jeux donnés dans le Colisée en 80, il a laissé quinze livres d'Épigrammes. Reprenant une forme poétique beaucoup utilisée par les Alexandrins, Martial la transforme en une véritable chronique de la vie romaine où il épingle avec ironie et souvent avec cruauté les vices et les ridicules de ses contemporains.



MINUCIUS FELIX Marcus Minucius Félix IIIe s. apr. J.-C.

D'origine africaine, Minucius Félix exerce la profession d'avocat à Rome et se convertit au christianisme. Son Octavius est la première apologie de cette religion en langue latine. Minucius Félix y fait dialoguer un chrétien et un païen.



OVIDE Publias Ovidius Naso 43 av. J.-C. - 17 apr. J.-C., mort à 74 ans.

Ovide, né à Sulmone (Italie centrale) dans une famille de notables, se destine à une carrière de rhéteur, mais, entré dans le cercle littéraire de Valerius Messala, il décide de se consacrer à la poésie. Familier de la haute société augustéenne, Ovide s'illustre en publiant des œuvres poétiques élégiaques (les Amours, l'Art d'aimer, les Héroïdes, les Remèdes à l'amour), puis compose des œuvres plus ambitieuses, les Métamorphoses (recueil en 15 livres des légendes mythologiques) et les Fastes (calendrier des fêtes religieuses romaines). En 8 apr. J.-C., pour une raison inconnue, l'empereur Auguste condamne Ovide à l'exil. Relégué dans la ville lointaine de Tomes, au bord de la mer Noire, le poète tente vainement d'obtenir le pardon impérial, mais c'est à Tomes qu'il finit sa vie. Son douloureux exil lui inspire ses deux derniers recueils poétiques, les Tristes et les Pontiques.



PALLADIUS Rutilius Taurus Aemilianus Palladius IVe s. apr. J.-C.

Apparenté sans doute au poète Rutilius Namatianus, Palladius compose un Traité d'agriculture, en quatorze livres, dans lequel il reprend les thèmes déjà abordés par les agronomes latins Varron et Columelle.



PERSE Aulus Persius Flaccus 34 - 62 apr. J.-C., mort à 28 ans.

Né dans une famille de l'ordre équestre d'origine étrusque, Perse se lie d'amitié avec les principaux représentants du stoïcisme de l'époque néronienne. Avant sa mort prématurée, il a le temps de composer six Satires, marquées par un stoïcisme intransigeant et vigoureux.



PÉTRONE Caius Petronius Arbiter ? - 65 apr. J.-C.

On identifie généralement le premier romancier de langue latine avec le riche épicurien qui vécut à la cour de Néron et dut se suicider en 65 à cause de son implication dans la conjuration de Pison. Son roman, le Satiricon, ne nous est parvenu qu'en fragments, ce qui interdit de connaître l'intrigue même du livre. Sur un ton picaresque et satirique, dans un mélange de prose et de vers, les passages conservés racontent les aventures de deux jeunes débauchés dans les villes grecques de l'Italie du Sud. Le fragment le plus célèbre, le Festin de Trimalcion, est une description haute en couleur d'une réception donnée par un riche affranchi.



PLAUTE Maccius Plautus v. 254 - 184 av. J.-C., mort à 70 ans

Originaire d'Ombrie et sans doute de condition modeste, Plaute connaît la gloire à partir de 210 av. J.-C. par la représentation de ses pièces de théâtre. Des 130 comédies que les Anciens lui attribuaient, Varron n'en reconnaissait que 21 comme authentiques. S'inspirant des auteurs de la Comédie Nouvelle grecque (Ménandre, Diphile, Philémon), Plaute bâtit chacune de ses pièces autour d'une intrigue simple : un jeune homme de bonne famille, amoureux d'une jeune fille de naissance inconnue, est aidé par son esclave pour venir à bout des

Publié dans litterature.rebelle

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